Le cannabis et ses bienfaits sont de plus en plus mis en avant dans la société aujourd’hui, mais parmi les effets bien connus de cette plante, on parle souvent de la facilité déconcertante à trouver le sommeil, sans même le chercher la plupart du temps… Dans la réalité, le cannabis ne ferme pas juste vos paupières en endormant votre cerveau, mais c’est bien un enchainement de réactions chimiques qui vous poussent prématurément dans les bras de Morphée !
Le cannabis aide énormément les patients souffrant de douleurs chroniques, car il est capable de soulager les nerfs et le stress, de réduire les éventuelles douleurs physiques, et de relaxer le corps dans son ensemble. Tout cela trouve une explication physique et scientifique, avec la présence du THC, le cannabinoïde le plus présent dans le cannabis, et qui influe le plus sur le sommeil. En effet, le THC va stimuler les récepteurs que nous avons à travers le corps. En 1973, une étude sur 9 personnes atteintes d’insomnie a été réalisée, et il a été démontré que le THC réduit notablement le temps d’endormissement, alors qu’à l’inverse, un excès de ce cannabinoïde donne l’effet contraire, où l’usager aura du mal à s’endormir. Cependant, en 2013, une nouvelle étude a été menée sur des personnes saines, et le résultat est surprenant : le temps d’endormissement se raccourcit également.

Les troubles du sommeil sont nombreux, et ne se calcule uniquement pas comme le temps passé a essayé de trouver le sommeil, mais bien également sur la capacité à maintenir le sommeil, sur l’apnée du sommeil, l’acathésie (syndrome des jambes sans repos), la narcolepsie, la parasomnie. Tous sont des perturbateurs qui se manifestent durant la phase du sommeil : cauchemars, nuits agitées, mouiller les draps, somniloquie (parler dans la nuit), ou le bruxisme (grincement des dents).
En 2014, des investigateurs trouvèrent une solution à court terme sur l’apnée du sommeil, avec comme résultat que le THC parvient à relâcher un muscle de la mandibule qui serait responsable de l’apnée du sommeil. Mais ce n’est pas tout, puisqu’il est aussi à même de contrôler et régulariser la respiration durant le sommeil, et de bloquer la sérotonine produite par l’exacerbation de l’apnée. De telles découvertes aident grandement les quelques 25 % des hommes et 10 % des femmes qui en souffrent, et qui se retrouvent, une fois diagnostiqué, à devoir vivre avec un masque à oxygène pendant la nuit. Ce masque est imposant car relié à une bouteille d’oxygène et au courant électrique, une régulation de l’usage de la plante pourrait permettre de n’avoir qu’un comprimé à prendre au lieu d’avoir une machine volumineuse avec laquelle passer ses nuits.

Ces troubles du sommeil sont dus à des traumatismes du subconscient, venant parfois de l’abus de drogues, autant légales qu’illégales. De fait, 16,5 % des gens qui ont abusé de l’alcool manifeste une anxiété durant le sommeil. Les individus qui montrent de l’anxiété la nuit ont souvent de bas niveaux de neurotransmetteur GABA, catégorisé comme aminoacide bien qu’il n’en soit pas un, l’arme du corps pour combattre le stress. Ce neurotransmetteur a pour habitude de réduire l’activité des neurones permettant un meilleur sommeil, d’absorber l’excès d’adrénaline et d’autres hormones venant d’un excès d’anxiété et de stress, et réduit le sentiment de douleur en augmentant son seuil de tolérance.
Les résultats après administration de THC sur les usagers qui montrent des troubles du sommeil ont été très favorables dans l’amélioration de la qualité du sommeil, où les phases 3 et 4 du sommeil ont changés, c’est-à-dire en augmentant la phase de sommeil profond et en réduisant la phase REM grâce à l’augmentation des ondes cérébrales lentes. De fait, ces ondes sont un marqueur de pression artérielle élevée chez les hommes d’un certain âge, et le THC augmente la quantité de neurotransmetteurs GABA afin de ne pas seulement réduire le stress, mais aussi également les symptômes de la dépression. Ces processus chimiques sont dus au système endocannabinoïde, qui régule beaucoup d’aspects de notre santé, la gestion de la douleur et du stress, le métabolisme, l’appétit etc… bien entendu, selon la variété que vous utilisez pour arriver aux effets recherchés. En effet, il est clair qu’en fumant une bonne Sativa 100 %, vous aurez du mal à concilier le sommeil avec facilité.

La phase REM est le moment du sommeil où nous rêvons, une fois que le cerveau dormant sera « réparé », vous êtes sur le point de vous réveiller et c’est à ce moment que l’activité cérébrale est la plus intense et où se manifestent les rêves. Ces rêves ont pour habitude de se réduire drastiquement quand quelqu’un utilise chroniquement du cannabis, étant peut-être l’un des plus gros effets négatifs de cette plante. Ce qui a été observé est qu’une fois que le patient arrête d’utiliser cette substance, un effet « retour de REM » est constaté dans les quelques jours qui suivent. C’est un peu comme si vous récupéreriez tous les moments REM que vous n’aviez pas eu pendant votre utilisation du cannabis. Cet effet peut durer de quelques jours à quelques semaines pour s’en aller, selon l’utilisateur et combien de temps il a été en contact avec le cannabis. Durant cette période, l’anxiété et l’inquiétude peuvent se manifester chez l’usager.

