Nous savons depuis longtemps que le cannabis offre bien plus d’utilisations que le simple fait de fumer ses bourgeons, et malgré cela, il a toujours existé des grands groupes contre le cannabis. Le cannabis Sativa est une espèce de plante qui s’utilise depuis des milliers d’années pour ses propriétés curatives, que cela soit sous forme d’infusions, de crèmes et pommades, ou encore de résine extraite etc…

Il y a encore 200 ans, cette plante était exploitée pour des centaines d’utilisations, car le chanvre extrait servait pour réaliser du papier, des cordes, tout type de toiles, puisque les premiers pantalons étaient réalisés en chanvre ; car sa fibre est bien plus résistante que les tissus synthétique d’aujourd’hui. C’est une plante très productive qui aidait l’environnement car elle fournissait rapidement une source pour produire de nouveaux matériaux, évitant ainsi de devoir tailler d’immenses forêts d’arbres dans le seul but d’obtenir du bois.

En 1930, 60% du papier obtenu était extrait du chanvre, contre 40% pour le bois. Mais l’un des hommes les plus riches à l’époque, William Randolph Hearst, dirigeait 28 revues de presse et était membre de la Chambre des Représentants des États-Unis, décida d’investir dans une scierie de bois, de manière à ce que le papier qu’il utilisant pour ses journaux soit complétement gratuit. En 1935, une machine qui traite le chanvre pour son utilisation a été inventée, elle demande peu de travail et demeure bien plus accessible financièrement. Des milliers de familles agricoles le virent comme une option pour obtenir beaucoup d’argent, alors que William commençait à remarquer une baisse d’activité de ses scieries, le tout à cause de l’expansion du chanvre. Il pensa donc à une bonne manière de freiner la consommation croissante de cette plante, et il trouva comme solution d’utiliser ses propres journaux pour dénoncer le cannabis comme responsable de tous les maux du monde, comme les délits, les guerres, les viols, les assassinats etc…
Une autre grande entreprise qui a réalisé une forte campagne anti-cannabis fut l’entreprise pétrolière Dupont. Cette entreprise était très étendue dans toute l’Amérique à l’époque, et venait de terminer d’inventer 2 types de fibres, le nylon et le rayonne, qui n’ont pas eu un grand impact sur le marché à cause des bas prix du chanvre. Dupont avait le brevet de l’acide sulfurique, très utilisé pour l’élaboration de bois, William était donc l’un de ses meilleurs clients.
Le message de Randolph Hearst eu un grand impact dans la société et avec l’aide des contacts financiers et politiques de Dupont, ils sont parvenu à entendre de grands débats en lien avec cette thématique jusqu’à arriver au Parlement. Harry Anslinger fut le politique qui défendit les intérêts de William et Dupont, et à eux 3, ils parvinrent à rendre le cannabis totalement illégal en 1937, alors que c’était l’un des matériels les plus utilisés pour fabriquer tout type de produits ! Ici donc, l’une des plus grandes nations du monde, qui était en pleine époque de développement, a décidé d’interdire le cannabis, et la conséquence se répandit à travers presque toute la planète.

Au début des années 60, le cannabis ressurgit avec force, en passant d’un fumeur qui se cachait pour consommer à une authentique révolution où des millions de personnes manifestèrent durant très longtemps, où le cannabis s’assimilait à une mode de vie. Vous les avez reconnus, on parle bien des Hippies, personnes réalisant des protestations pacifiques, où ils exigeaient le droit de pouvoir consommer ce qu’ils voulaient et de vivre en paix. Le mouvement Hippie a su perduré jusqu’aujourd’hui, où des communautés pacifistes existent encore et cultivent d’énormes arbres de cannabis pour leur propre consommation.
En 2012, les états du Colorado et Washington approuvèrent son usage récréatif. L’histoire se répète donc encore à l’inverse cette fois, puisqu’aux USA, le cannabis n’est légalement plus mal vu, alors que les choses sont clairement différentes dans le reste du monde. Bientôt 6 ans après, le monde change sa vision sur le cannabis, et des milliers d’entreprises se dédient à ce secteur dans le but de faire avancer positivement les choses.
De la même manière que le cannabis s’utilise depuis des milliers d’années de manière thérapeutique, il est aujourd’hui possible de trouver des lotions, crèmes et tout type d’articles pour réaliser sa propre médecine cannabique. Le cannabis s’annonce donc clairement comme outsider d’un secteur puissant, l’industrie pharmaceutique.

Le cannabis peut s’utiliser pour traiter : les douleurs chroniques, l’arthrite, l’insomnie, les troubles intestinaux, les scléroses en plaque, les cancers tumoraux etc… et chaque jour de nouvelles applications sont trouvées. L’industrie pharmaceutique n’est pas ravi que tout cela sorte à la lumière du jour, car elle va perdre des milliers de millions d’euros, mais elle continue d’insister sur le fait que le cannabis détruise des vies et n’aient aucune valeur thérapeutique.
Peu importe l’époque à laquelle nous parlerons, la légalisation du cannabis aura toujours des détracteurs qui chercheront à diaboliser cette plante. L’unique chose que nous pouvons constater avec joie, est que chaque jour de nouvelles études voient le jour et permettent d’en savoir vraiment plus sur le cannabis. Ces études mettent en avant le fait que le cannabis ne ruine pas la vie et possède bel et bien un effet médicinal exploitable par l’homme. Les arguments balancés par l’industrie pharmaceutique sont donc à mettre à la poubelle puisque beaucoup d’études confirment l’inverse de ce qu’elle avance. Mais comme la pharmaceutique possède un large spectre d’action, il n’est pas surprenant de voir que, paradoxalement, les groupes de ce secteur se font aujourd’hui le plus d’argent dans le monde du cannabis. Si ce n’est pas une belle démonstration que la pharmaceutique ne fonctionne que sur un ensemble d’intérêts communs qui dictent le mode de conduite, je ne sais pas ce que c’est!


