Il existe de nombreux éléments toxiques pour les plantes, et sont souvent les plus insoupçonnables. Ce sont des produits que nous utilisons depuis plusieurs générations, et qui paraissaient inoffensifs, mais en réalité, avec des hautes températures et dans certaines conditions, ils peuvent émettre des gaz nocifs pour les plantes.
Le Soufre (S) :
Commençons cette liste par un produit très utilisé en agriculture, autant pour les plantes comestibles qu’ornementales : le Soufre. C’est un nutriment essentiel pour la phase de croissance des plantes, car il aide à la formation de la chlorophylle et des enzymes qui la composent. Son utilisation est également connue comme fongicide, mais lorsque la température dépasse le 35°, son effet fongicide se transforme en effet photo toxique pour les feuilles. Il convient donc l’utiliser uniquement dans une tranche comprise entre 15°C et 35°C. En cas de fortes chaleurs, une concentration de seulement 130 nanogrammes par m2 est suffisante pour provoquer des nécroses sur les plantes. À l’inverse, lorsque les températures sont froides, la formation de chlorophylle sera limitée, ce qui provoquera un jaunissement de la plante par excès d’accumulation de sulfate.

Le Dioxyde d’Azote (No2) :

C’est l’un des rares gaz hautement nocif pour les plantes, car il cause des nécroses noir/marron sur les feuilles. Dans certaines situations, ce gaz se mélange avec l’oxyde de Soufre (So2), ce qui entraine une plus grande altération végétale. Ces peuvent se rencontrent avec plus de fréquence en zones urbaines ou dans les zones d’activité agricole. Si à cela, vous ajoutez des hydrocarbures (HC), on parlera de contamination photochimique, due à la présence de « Smog », d’ozone (O3) et de peroxyde acétyle nitrates (PAN). Ce dernier est un sous-produit de la combustion du pétrole et de dérivés. En cas d’intoxication à l’ozone, vous constaterez la formation de petites taches blanches sur les feuilles, alors qu’en excès des 3 autres gaz, de graves lésions se formeront sur les jeunes feuilles, avec un aspect de coloration argentée ou vitreux.
Le Bore (B) :
À part ces gaz qu’il est difficile d’évité selon là où vous vivez, il faut également prendre la composition du sol en compte, ou sinon des eaux que vous utilisez pour l’arrosage. Une présence élevée de Bore peut provoquer de sérieux problèmes à tout type de plante. La plante qui supporte le mieux le Bore est l’asperge, qui tolère des concentrations comprises entre 6.0 et 15.0 mg/L. Un excès de Bore entraine un jaunissement des vieilles feuilles, ainsi qu’une perforation du tissu, allant jusqu’à une nécrose des même feuilles dans les pires des cas. De manière naturelle, le Bore se trouve près des mines de tourmaline ou de mica. Dans les sols alcalins, on peut trouver du Bore, et en cas de sécheresse, cet élément sera difficile à absorber par les plantes, ce qui provoque une croissance lente et une nécrose des nouveaux bourgeons en bloquant la formation de parois cellulaires.
Chlore (Cl) :
Composant très commun des eaux du robinet, il est essentiel pour activer l’absorption du magnésium. Il régule la photolyse de l’eau avec une émission d’oxygène dans le photosystème. En cas de manque de chlore, la plante montre un système racinaire non homogène et faible, alors que les feuilles manifestent une chlorose générale et un flétrissement des apicaux foliaires. On parle de carence en chlore quand il se présente à hauteur de 2mg/Kg. Lorsque vous avez une concentration plus importante, vous pourrez vous retrouver avec des problèmes sur les feuilles, qui s’enroulent sur elle-même, maigrissent et peuvent s’assécher. Il est très facile de confondre cette carence avec une autre venant du Potassium, mais vous pourrez ôter vos doutes en réalisant une analyse plus poussée de la feuille.

Votre équipement :
Il vous faudra également faire attention à votre équipement, et les matériaux qui le composent. Il sera toujours mieux d’utiliser du polyéthylène que du PVC. Ce dernier, en cas de hautes températures, peut diffuser dans l’air un gaz toxique pour les plantes, ce qui entraine un blocage de la croissance, un jaunissement des feuilles, et un espace internodal presque nul. Par surprise, lors de cette intoxication, le développement des racines est bon, et parait presque normal à la vue.

Conclusion :
Nous pourrions ajouter encore pas mal de composants, matériaux et microéléments à la liste des éléments capables de porte atteinte à la bonne santé des plantes. Retenez surtout que tous les microéléments et macronutriments se comportent comme des « drogues » pour les plantes, selon la quantité utilisée donc, vous aurez donc un effet favorable ou non.


