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Températures et Infestations

Insectes et hautes températures vont souvent de paire dans les cultures estivales, c’est pour cela que beaucoup de cultivateurs passent en intérieur en été, même s’il demeure impossible de travailler correctement sans air conditionné. Il arrive souvent de se retrouver dans une culture affichant 30 °C en moyenne avec 60 % d’humidité, bien que cela dépende du lieu où vous cultivez, bien entendu. Lors de la culture du cannabis, il faut respecter quelques tranches de température afin de pouvoir arriver à un degré de qualité acceptable, mais surtout pour ne pas perdre les saveurs avec l’évaporation des huiles essentielles et terpènes, en plus de simplement respecter la plante. Pour cela, il faut pouvoir contrôler la température de l’espace afin d’éviter l’arrivée d’hôtes indésirables.


temperatures et infestations

Commençons à rentrer dans le vif du sujet avec l’une des infestations les plus difficiles à voir en intérieur, mais comme rien n’est impossible, nous allons en parler également. Nous parlons ici des chenilles ! Ces bestioles viennent des mites ou des papillons, et existe en étant réparties dans 10 000 espèces différentes. Il nous est tous arrivé de contempler avec curiosité ou émerveillement qu’un papillon se pose sur une plante, en la pensant aussi inoffensive que si elle était sur votre doigt. Dans la réalité, ces bêtes seront inoffensives tant qu’elles ne pondent aucun œuf, si c’est le cas par contre, vous risquez d’avoir la mauvaise surprise de voir sortir des chenilles, cachées sur le dessous des feuilles, entre les branches, et qui vont littéralement manger vos plantes jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.

Cela ne serait si dérangeant si elle ne s’arrêtait pas de manger, de laisser ses excréments sur les plantes ou dans les fleurs, mais le plus pénible est la moisissure qui apparaît là où elles mangent, et qui se transforme le plus souvent en botrytis dans les bourgeons. Les conditions qu’elles préfèrent sont températures comprises entre 22 °C et 28 °C, elles résistent aux brusques changements de température, voire même aux températures extrêmes selon les espèces. Une humidité à 40 % est suffisante pour les faire apparaître. En intérieur, il reste difficile d’avoir ce type d’infestations, mais cela arrive, votre meilleure arme sera le Bacillus Turingesis, produit biologique sans délai de sécurité.

 temperatures et infestations

Après les chenilles, passons à un insecte plus commun dans les cultures sous lampes, et que l’on appelle Thrips. Cet insecte possède 70 sous-espèces et laisse des piqures argentées. Il peut être facilement confondu avec la mouche blanche, bien qu’une plante affectée par le Thrips n’affiche pas cette nuée blanche s’agiter lorsque vous l’agitez à la recherche d’hôtes indésirables. Le Thrips se retrouve lorsque les températures sont comprises entre 25°C et 30°C avec une humidité moyenne/basse, c’est-à-dire les conditions idéales d’une culture intérieure ! Il faudra donc réaliser une prévention en amont, avec du savon potassique comme l’huile de Neem. La pyréthrine sera également un bon préventif et curatif, une fois l’infestation déclarée, l’idéal étant de baisser la température à 24°C, afin de ne pas affecter les plantes, et de monter l’humidité à 60 %. Ceci n’éliminera pas l’infestation à proprement parler mais affectera son cycle vital et freinera sa reproduction, car il faut savoir qu’un thrips peut vivre jusqu’à 12 mois ! Dans la lutte biologique, vous pourrez trouver divers acariens de la famille des Amblyseius, dont les plus versatiles sont les Amblyseius Swirskii. Pour eux, les œufs de thrips font partie de leur régime alimentaire, ainsi que l’araignée rouge et la mouche blanche, et sont le plus efficaces quand la température de l’espace est comprise entre 18 et 24 °C, avec 60 % d’humidité. Ceci étant, il est bon de savoir que le cycle vital des thrips s’arrête à 35 °C, et si vous maintenant 30-32 °C en permanence, les nymphes mourront à 100 % sous 3 jours.

temperatures et infestations

Une autre bestiole que l’on peut retrouver en intérieur avec de telles températures est la mouche blanche, qui s’invite souvent sans que nous ne nous en rendions compte. La mouche blanche vit quand les températures sont comprises entre 16 et 34 °C, elles meurent à moins de 9 °C et à plus de 40 °C (sauf qu’avec autant de chaleur, vous direz également adieux à vos plantes). Quand l’espace de culture affiche entre 22 et 25 °C, la mouche blanche peut compléter son cycle vital en seulement 1 mois. Il a été constaté que les mâles vivent 15 jours à 28 °C alors que les femelles peuvent vivre 2 fois plus de temps en mettant seulement 2 °C de plus. La méthode de reproduction de la mouche blanche est très curieuse, car il semblerait que ce se fasse par le biais de la parthénogenèse arhénotoque, c’est-à-dire que les œufs fécondés viennent des femelles alors que ceux non fécondés viennent des mâles. Les femelles peuvent pondre entre 2 et 7 œufs par jour, avec une éclosion d’œufs qui a lieu tous les 7 jours. L’Encarsia Formosa est allié de taille face à la mouche blanche, étant une abeille parasite qui va inoculer l’œuf de la mouche pour le tuer. Dans cette situation, le Swirskii peut également vous aider contre les larves. Pour appliquer une méthode efficace, vous commencerez par mettre 10 abeilles par m2, qui se chargeront de manger la substance laissée par la mouche après sa piqûre sur les feuilles, pour ensuite vous débarrasser des larves avec le Swirskii.

Le cauchemar de chaque cultivateur est clairement l’araignée rouge, de la famille des acariens. C’est clairement l’une des infestations les plus difficiles à anéantir une fois en place, il vous faudra donc faire régner l’ordre et surtout la propreté pour éviter de les voir débarquer. Vous devrez également éviter les conditions climatiques qu’elles préfèrent, comprises entre 28 °C et 34 °C, avec une humidité de 35-55 %. Une fois en place, il sera très difficile de les faire partir, même en utilisant de l’Abamectine et du savon potassique, peu efficaces contre elle. Le mieux à faire sera de faire baisser la température à 22-25 °C, même si en atteignant 20 °C et 60 % d’humidité, les résultats seront encore plus probants. Tout insecte possède son Némésis au sein de sa branche d’espèce, ici, c’est le Phytoseiulus Persimilis dont il s’agit. Cet autre acarien n’est pas seulement un prédateur de l’araignée rouge, mais aussi un cannibale, ce qui signifie qu’une fois son ennemi tué, ils commenceront à se manger entre eux, c’est donc la solution idéal pour mener une culture écologique, ou du moins biologique. 


températures et Infestations

Cet acarien n’est pas le seul à pouvoir vous aider, il existe également un champignon qui pourra s’avérer très utile contre l’araignée rouge, mais également la mouche blanche, le Verticillium Lecanii. Il est capable de générer des variétés de spores grandes et petites. C’est un champignon spécifique, ainsi, il n’affecte pas les mammifères, les reptiles, les oiseaux ou poissons, mais seulement la mouche blanche et les aphidiens en général, parmi lesquels on retrouve l’araignée rouge et les pucerons.

Il est donc clair que sans un bon air conditionné pendant un fort été, il n’y a d’autres solutions que de cultiver en extérieur, ou bien d’attendre que les températures deviennent un peu plus permissives. Sinon, il est très probable que vous vous retrouviez avec un jolie zoo d’insectes qui viendra exterminer vos plantes en un rien de temps.

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Erik Collado Vidal

Con más de 10 años de experiencia en la industria del cannabis, sus experiencias y aprendizaje son la base del éxito de GB The Green Brand.

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