Après s’être transformé en fait divers qui a eu un impact planétaire et que la police de Los Angeles se soit mis à sa recherche, le responsable de l’affaire « Hollyweed » s’est rendu à la justice. Le jeune de seulement 30 ans s’est rendu de lui-même au commissariat de Los Angeles uniquement accompagné de son avocat. Zachary Cole Fernandez, un artiste californien s’est déclaré coupable de transformer la plus que célèbre pancarte qui décore les collines de Los Angeles : La pancarte Hollywood. Et pas de n’importe quelle manière, celui-ci a converti le mot Hollywood en Hollyweed ! Cette modification a eu un grand retentissement à travers le monde, ce symbole étant rentré dans l’inconscient collectif.

Son ex-épouse et associé créative Sarah Fern confessa également être impliqué dans cette affaire bien qu’’elle ne fut responsable que de l‘organisation. Sarah Fern aida Zachary en réalisant un plan des lettres avec leurs dimensions exactes respectives afin de s’assurer des mesures précises pour pouvoir ultérieurement transformer les lettres avec des morceaux de draps aux bonnes mesures.
Zachary reconnu que l’idée lui vint par Instagram, quand il découvrit une photo de la même pancarte qui datait des années 70 avec la même inscription, Hollywood ; n’y croyant pas, il fit des recherches et découvrit qu’un certain Danny Finnegood, à l’époque étudiant aux beaux-arts, transforma le sigle Hollywood en Hollyweed, le 1 janvier 1976. Il y a de ça plus de quarante ans, la consommation de cannabis était sévèrement réprimé par la loi alors quand la première vague d’assouplissement de la loi intervint, Danny en profita pour mener à bien son projet, en réponse à un projet scolaire qui lui était demandé. Il obtint un 10/10 et devint instantanément une célébrité.

L’idée principale était de créer une polémique et de faire parler de lui, Zachary en profita d’ailleurs pour rendre hommage à son prédécesseur en laissant inscrit sur un de O le message “a tribute to Mr. Finnegood” (Hommage à Mr Finnegood)
Afin d’accrocher les draps qui lui ont permis de transformer les lettres, il se prépara soigneusement et choisi un jour pluvieux sachant qu’il serait moins facile de le repérer. Il emporta les draps parfaitement plié afin de faciliter le transport et l’installation. Grâce aux vidéos de sécurité, on peut apprécier comment Zachary s’approche des lettres afin d’y commettre son impair. Les lettres mesurent plus de 13 mètres de haut et le support qui les porte plus de 15 mètres sachant que les escaliers ne commence qu’à une hauteur de 6 mètres.
Quand il arriva sur place, il dut escalader les lettres afin d’arriver à l’échelle afin de monter aisément jusqu’en haut de la structure. Une fois à la cime des lettres, il lança une corde sur le premier O afin de pouvoir descendre en rappel et installer les draps à leurs emplacements respectifs. Zachary utilisa des brides afin de faciliter l’installation des draps et surtout ne pas endommager les lettres pendant l’opération. Une fois le premier O transformé, il dut réitérer l’opération sur le deuxième O. Il assure que toute l’opération a duré plus de 2 heures.

Etant donné que la transformation de la pancarte n’impliqua pas de modification structurelle ni de détérioration, il ne put pas être poursuivi pour vandalisme ; ne retenant que le chef d’accusation d’entrée illégale sur une propriété privée. Remis en liberté après qu’il dut payer une caution de 1000$, il fut convoqué au tribunal le 15 février, d’après un porte-parole de la police afin d’être jugé.
Zachary assure qu’il n’en a pas terminé avec ses tribulations et qu’il a d’autres plans pour le futur ; en effet, Zachary a 4 enfants et la seule chose qu’il aimerait est leur laisser un monde en meilleur état que ce que nous avons connus. Si la photo a fait le tour des réseaux sociaux suscitant la curiosité et l’admiration de beaucoup d’internautes, David Ryu, l’un des membres du conseil municipal, n’a pas vraiment apprécié la plaisanterie, il a déclaré dans un communiqué : « Les lettres Hollywood ont fait l’objet de beaucoup d’altérations à travers les années de la part de gens qui cherchent à se faire remarquer ou à des fins commerciales. Les blagues de cette nature empiètent sur les ressources de notre précieux personnel de sécurité », qui doivent à la fois « répondre à ces actes mais aussi à un afflux de curieux et aux tentatives d’imitations que ces incidents génèrent »,


