La psilocybine est le principe actif de la plupart des espèces de champignons magiques de l’espèce Psilocybe. Elle appartient au groupe des substances psychédéliques ou enthéogènes, qui se caractérisent par leur pouvoir de modifier l’état de conscience. C’est pourquoi elle a été historiquement utilisée pour des cérémonies mystiques ou religieuses, ou pour des séances s’apparentant à l’hypnose. Elle est d’ailleurs souvent considérée comme une alternative à celle-ci ou comme un substitut aux opiacés. La comparaison de la psilocybine avec l’hypnose est sans doute excessive, mais cela en dit long sur la capacité de la psilocybine à altérer la perception de la réalité.

Quels champignons magiques contiennent-ils de la psilocybine ?
Comme mentionné ci-dessus, la psilocybine est la principale molécule active des champignons magiques de l’espèce Psilocybe. Au sein de celle-ci figurent quelques-uns des champignons hallucinogènes les plus consommés. On peut citer, de manière non exhaustive, Golden Teacher, le champignon 100 % mexicain, le champignon B+, Amazonien, McKennaii, Mazatapec, Cambodia, Ban Hua Thai ou encore Thaï. Il convient de préciser que cette substance n’est pas uniquement présente dans les champignons psilocybes, mais aussi dans d’autres espèces de champignons. La teneur en psilocybine varie selon le type de champignons. Par ailleurs, il existe des espèces de champignons magiques contenant d’autres substances enthéogènes, comme le muscimole et l’acide iboténique, que l’on trouve dans l’Amanite tue-mouches.
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Comment la psilocybine agit-elle sur notre corps ?
Lorsque l’on évoque la psilocybine, on pense directement aux hallucinations que l’on tend à associer à la consommation de champignons hallucinogènes. Toutefois, cette substance possède un large éventail de bienfaits pour la santé. Suite à l’ingestion d’un champignon magique ou du sclérote de ceux-ci, aussi appelé truffe, la psilocybine des champignons se transforme en psilocine. Celle-ci est capable d’activer les récepteurs de la sérotonine, que d’aucuns ont surnommé l’hormone du bonheur. C’est pourquoi on la compare souvent à cette substance, dont on connaît le rôle de régulation de l’humeur, ainsi qu’à la dopamine.
En outre, la psilocybine augmenterait les dendrites, un prolongement des neurones, dont on a démontré qu’elles jouent un rôle majeur dans le traitement de l’information. Au moyen d’un processus complexe, cela aiderait le sujet à se débarrasser des idées noires et à chasser les pensées négatives. Par conséquent, on attribue à la psilocybine la faculté de combattre l’anxiété ou la dépression.

La psilocybine des champignons est-elle une drogue ?
Par ailleurs, la psilocybine des champignons génère également d’autres effets, similaires à ceux provoqués par d’autres drogues douces. Parmi ceux-ci, on peut mentionner le sentiment euphorique ou sa capacité à favoriser l’introspection. La psilocybine peut engendrer ou générer des effets indésirables chez des personnes vulnérables dans leur vie ou au moment de l’ingestion. Chez les sujets fragiles, la consommation de psilocybine serait responsable de crises de panique, de schizophrénie ou paranoïa prolongées, de palpitations, voire de tendances suicidaires. C’est pourquoi l’idée qu’il s’agit d’une drogue potentiellement dangereuse reste bien ancrée dans les esprits.
Il convient de préciser que lors de l’ingestion de psilocybine, les effets seront influencés par divers paramètres, tels que l’environnement et l’état d’esprit du consommateur. Le comportement et la familiarité des personnes qui l’accompagnent auront un impact direct sur son ressenti.
Perspectives d’avenir
À ce jour, la psilocybine n’est pas légale en France, même dans le domaine de la santé, car elle figure sur la liste des stupéfiants en vertu de la Convention des Nations Unies de 1961. La vente, la possession et la consommation de la psilocybine sont prohibées par la loi. Cette interdiction s’étend également au domaine de la santé, de sorte qu’il n’existe actuellement aucun médicament à base de psilocybine autorisé dans l’Hexagone. Cependant, de récentes études effectuées en laboratoire ont permis d’en découvrir les bienfaits pour l’organisme, laissant entrevoir de réelles perspectives. Dans une société qui est en train de faire tomber tous les clichés sur les thérapies alternatives et les remèdes naturels, les champignons et truffes contenant de la psilocybine ont sans doute un bel avenir devant eux.
Modes de consommation thérapeutiques de la psilocybine
Certains considèrent que le microdosage, administrable sous forme de gélules, pourrait constituer une première étape vers la légalisation. En effet, le microdosing permet de profiter des vertus de la psilocybine sans risque d’accoutumance, les effets psychotropes restant insignifiants.

Si les résultats des recherches et des essais cliniques étaient concluants, on pourrait envisager sa légalisation dans le domaine médical dans un premier temps. Qui sait si cela pourrait déboucher à terme sur un système de commercialisation contrôlée.
Il reste cependant encore un long chemin à parcourir. Cela impliquerait d’abord un long processus d’autorisation de mise sur le marché des médicaments, à grand renfort de campagnes de sensibilisation.
Toutefois, ne nous voilons pas la face, la plupart des personnes consommant de la psilocybine le font essentiellement dans un but récréatif. Néanmoins, dans la plupart de cas, celle-ci ne conduit pas au bad trip tant redouté, mais à un état de bien-être et de stimulation de la créativité. Bien qu’elle ait encore souvent mauvaise presse, la frontière entre son usage récréatif et médicinal est ténue, et elle s’avère extrêmement bénéfique pour la santé mentale.


