Les “smart drugs”, littéralement “drogues intelligentes” mais également appelées “nootropes” ou “nootropiques”, provoquent une espèce de boost cognitif. Ce sont des substances naturelles ou synthétiques qui améliorent les capacités mentales, d’où leur nom. Les smart drugs apparaissent notamment dans le film de science-fiction Limitless sorti en 2011, dans lequel le héros utilise la NZT-48 pour devenir invincible sur le plan cérébral et mental.
Le terme “nootrope” (du grec “noo” : pensée et “tropein” : tourner, “tourner la pensée”) a été établi par Cornelius E. Giurgea, chimiste roumain, en 1972 – 1973 après avoir découvert le piracetam. Alors qu’il cherchait un calmant, il découvre tout l’inverse, puisque le piracetam active les fonctions cognitives primaires (mémoire, raisonnement). Les fonctions cognitives sont les capacités de notre cerveau à agir et interagir dans et avec l’environnement.
Définition des smart drugs
Les smart drugs sont des psychostimulants qui interfèrent avec le métabolisme des cellules neuronales du système nerveux central, améliorant l’absorption du glucose et de l’oxygène, nécessaires au bon fonctionnement du cerveau. Elles peuvent être prescrites dans le cadre de maladies comme le TDA-H (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité), Alzheimer, Parkinson, la narcolepsie (le fait d’avoir un sommeil incontrôlable) ou la démence, mais elles ne sont alors pas considérées comme des “drogues”.
En effet, le terme de “smart drugs” se réfère essentiellement à une utilisation surdosée ou non contrôlée de ces médicaments. Aussi, il en existe plusieurs types dont certaines sont autorisées et en vente libre (ce sont plutôt des stimulants que des nootropiques, mais ils sont parfois considérés comme des smart drugs : caféine, créatine), d’autres sont accessibles seulement sous ordonnance (Adderall, Modafinil, Ritaline) et certaines sont même considérées comme stupéfiantes et sont illégales (amphétamine).
Certains considèrent aussi que les smart drugs englobent les psychotropes et drogues hallucinogènes comme la psilocybine, présente dans les champignons et les truffes magiques. En effet, l’argument est le suivant : les hallucinogènes permettent de voir le monde d’une autre façon et d’en savoir plus sur ce qui nous entoure, à des niveaux différents. C’est d’ailleurs de là que vient le terme “Smartshop” se référant aux magasins qui vendent ce type de produits.
Pourquoi utiliser des smart drugs ?
Comme nous l’avons dit, les stimulants comme la caféine sont particulièrement utilisés et de nombreuses personnes en sont addictes pour se redonner un coup boost. Pour autant, il y a une différence entre boire un petit café pour se motiver et prendre des substances illégales ou surdosées. Les smart drugs peuvent donner l’impression d’être un surhumain, réalisant de nombreuses tâches sans se fatiguer et en étant concentré, puisque ce sont des substances qui augmentent l’attention et améliorent les capacités mentales.
En effet, le phénomène des smart drugs s’étend aujourd’hui puisque des étudiants se procurent ces médicaments pour augmenter leur concentration et donc leurs capacités, puisqu’ils provoquent une certaine énergie mentale. Ils permettent d’améliorer la réflexion, l’apprentissage et la mémoire. Ils sont également prisés par ceux qui veulent performer au travail, et sont surtout en vogue dans les pays où les salaires sont bas et où il est de rigueur d’être particulièrement concentré et efficace.
Il y a débat quant à la prise de nootropes. Certains considèrent qu’il s’agit de triche puisque la prise de psychostimulants aide à la concentration, et d’autres soutiennent qu’il y a de nombreuses disparités et que les smart drugs ne représentent qu’une infime partie des injustices, notamment quant à l’argent dont disposent les étudiants. D’autres arguments en faveur déclarent que si la nature nous les met à disposition, c’est qu’ils doivent être utilisés. Aussi, les détracteurs mettent en avant les dangers des smart drugs, et c’est ce que nous allons à présent détailler.
Risques concernant la prise de smart drugs
Affectant le fonctionnement normal du cerveau, les smart drugs peuvent entraîner des effets secondaires. Ils varient évidemment selon le type de drogue consommée, l’utilisateur (IMC, tolérance, etc.). On peut noter notamment les suivants parmi beaucoup d’autres :
- maux de tête
- pression sanguine élevée
- rythme cardiaque élevé
- insomnie / trouble du sommeil
- troubles visuels
- irritabilité
- éruptions cutanées
- addiction
Ils ne sont pas à prendre à la légère, parce que même si les nootropes donnent l’impression d’être invincibles, cela se paie généralement par la suite par une fatigue extrême et des changements psychologiques. De plus, en cas d’addiction, le sevrage peut être particulièrement difficile.
En résumé, les smart drugs sont des substances psychostimulantes qui améliorent certaines fonctions cognitives et sont souvent utilisées pour améliorer les rendements au travail ou pendant les études, bien qu’elles soient normalement conçues pour traiter certaines maladies et certains troubles. Cependant, elles peuvent présenter des effets négatifs, notamment un risque élevé d’addiction.


