Dans cet article, nous aborderons les bonnes pratiques à appliquer dans les cultures des plantes de cannabis en évitant les écueils les plus courants. Un bon départ est essentiel pour avoir un produit final de qualité et fera toute la différence.
Il n’est pas rare d’entendre des personnes dire : « Je l’ai fait comme ça toute ma vie !! » et à nous de nous demander comment ont-ils eut autant de chance pour que cela fonctionne aussi longtemps. Un des classiques à ne pas faire est de faire germer ses graines dans de l’eau et là vous vous dites justement : « C’est ce que j’ai toujours fais et ça marche ». Probablement, mais la chance ne sera pas toujours de votre côté.
En faisant germer vos graines dans un verre d’eau, vous risquez tout simplement que l’embryon qui se trouve dans la graine se noie étant donné que les graines sont semi-perméables. Les banques de graines de cannabis, avant de sortir leurs génétiques sur le marché testent la viabilité de leurs graines. Entre ces tests, il y a le test de germination. Si cette épreuve n’est pas passée avec succès, la souche nouvellement crée devra encore attendre de se stabiliser avant d’être mise sur les étals.

Comment font les banques de graines pour savoir si les graines sont viables ? Ils testent leurs graines en les faisant germer dans des serviettes ; ils utilisent des assiettes, des serviettes de cuisine, de l’eau et un thermo-hygromètre, rien de plus. L’eau aura une température comprise entre 21° et 23°. Si dans cette configuration de test, la souche ne parvient pas à germer plus de 7 graines sur 10, alors cela implique que cette génétique n’est pas encore prête à pénétrer le marché.
Une autre des caractéristiques de la culture du cannabis (ou de toute autres plantes) est qu’il faut savoir prendre son temps. En effet, les plantes ont leurs propres rythmes. Une fois que la graine aura germé, vous devrez transplanter la plantule en terre ou dans le substrat que vous aurez choisi. Vous devrez le faire doucement et précautionneusement pour ne pas briser la racine, de même, vous ne devrez pas tasser la terre autour de la racine qui, de toute manière se compressera dès que vous arroserez votre substrat.

Une fois la plante dans son pot, la chose que vous ne devrez surtout pas faire est d’arroser en excès et de détremper le substrat. Ce n’est pas recommandé pour plusieurs raisons. Tout d’abord, un excès d’humidité pourrait entraîner un développement de champignons qui pourraient affecter le système racinaire ; de la même manière, trop d’humidité pendant les premiers jours de vie de la plante rendra les racines de vos plantes paresseuses. De plus, trop d’eau d’arrosage a tendance à tasser la terre et à diminuer le taux d’oxygène dans le sol. Ces paramètres auront tendances à stresser la plante pendant sa phase de croissance ce qui se traduira indubitablement par un rendement moindre à la fin du cycle de la plante.
L’arrosage des plants de cannabis doit se faire en rapport avec l’âge de la plante, son développement et ses besoins. Il n’est pas recommandé d’arroser vos plants tous les jours, ce qui permettra une juste proportion d’aire dans le sol. Vous irez en augmentant vos apports de liquides suivant le développement de la plante et la fréquence d’arrosage selon le temps que mettra le substrat à sécher.
Une fois que vous aurez réussi à planter la plantule sans rompre sa radicule et sans détrempé le substrat avec un excès de liquide, ce que vous ne devrez pas faire est d’entreposer votre plante directement au soleil surtout si c’est l’été. L’intensité des rayons du soleil serait trop forte pour des plantules. Vous devrez trouver un endroit entre ombre et lumière qui épargnera à la plante les heures les plus intenses de soleil, ce qui lui permettra d’avoir assez de stimulation pour pouvoir poursuivre son développement à son rythme sans avoir à souffrir d’un excès de chaleur ni d’un manque d’arrosage dû à une évaporation trop rapide de l’eau d’arrosage surtout si le pot est de petite taille.

Il sera également primordial de contrôler la qualité de l’eau d’arrosage. Toutes les eaux ne se valent pas, vous devrez utiliser une eau propre et autant que faire se peut avec une EC basse afin de pouvoir y inclure des nutriments plus facilement. Une eau de mauvaise qualité pourra par exemple développer des champignons dans le substrat comme le Pythium et le Fusarium qui, bien que naturels, affecteraient négativement la santé de vos plants.
C’est également le cas quand il y a un excès d’algues dans l’eau d’arrosage ; ces dernières pourraient infecter les racines de vos plants. Il est dès lors facile de comprendre l’importance que peut avoir une eau de qualité. Afin de connaitre les propriétés de votre eau, vous devrez la tester avec un dispositif de mesure chimique ou électronique afin de connaître son acidité (pH) et son électro-conductivité (Ec) ce qui vous permettra de corriger son acidité à la hausse ou à la baisse avec des produits correspondant comme le Lemon Kick de Plagron et grâce à l’indice d’électro-conductivité, vous saurez si vous pouvez ajouter des sels dans votre solution nutritive.
La dernière astuce que nous pouvons vous donner et pas des moindres sera d’éviter d’utiliser des pots en terre cuite ou bien des pots de couleurs noires pour l’extérieur. Un pot sombre en extérieur aura tendances à trop chauffer mettant à mal le système radiculaire, ce stress, comme n’importe quel autre, aura des conséquences négatives sur la santé de vos plantes et sur son rendement.
Grâce à ces quelques conseils, nous espérons que vous éviterez ces principaux écueils et problèmes qui se font toujours au détriment de la quantité et de la qualité du produit fini.
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