Le cannabis autofloraison est devenu au long des dernières années l’un des plus prisés par ceux qui souhaitent obtenir plusieurs récoltes qualitatives la même année. Il séduit tout autant les cultivateurs expérimentés que les non-initiés. Sa culture rapide et facile, sa taille discrète, sa forte résistance au froid et aux différents nuisibles font en sorte que cultiver des graines autofloraison en extérieur constitue une option de choix, pour obtenir un rendement et une richesse organoleptique élevés. C’est pourquoi il est important de savoir comment cultiver du cannabis autofloraison en extérieur.
Caractéristiques du cannabis autofloraison
En premier lieu, il convient de rappeler que le cannabis autofloraison, comme son nom l’indique, fleurit automatiquement. On le dénomme d’ailleurs aussi cannabis automatique, autoflorissant, autofleurissant, autoflo, cannabis à floraison automatique ou encore cannabis non photodépendant. En effet, il ne requiert aucun régime d’éclairage spécifique lors des différentes phases du cycle de vie. Bien que cela semble incroyable, la disparition de la photopériode de cette espèce est le fruit d’une évolution naturelle. Il provient du cannabis Ruderalis, originaire de régions d’Europe de l’Est et d’Asie centrale au climat très rude. Cette sous-espèce est également appelée chanvre sauvage dans le langage courant.
Son croisement avec diverses variétés sativa et indica a donné lieu à d’innombrables génétiques hybrides. Elles se différencient par leurs effets, saveurs, arômes, aspect, temps de croissance et de floraison. En outre, elles n’affichent pas toutes la même teneur en THC et en CBD. Les différentes variétés répondent aux besoins des fumeurs qui les consomment à des fins récréatives et médicinales, respectivement. Vous trouverez ci-dessous les bienfaits, les inconvénients et des conseils si vous décidez de cultiver du cannabis autofloraison en extérieur, en obtenant les mêmes propriétés psychotropes et organoleptiques qu’avec les graines de cannabis féminisées.
Avantages de cultiver du cannabis autofloraison en extérieur
Parmi les principales raisons de la culture de graines autofloraison en extérieur, il convient de citer les suivantes :
- Elles connaissent un cycle de vie plus court que celui des graines féminisées d’extérieur. Contrairement à ces dernières, le cycle de vie des variétés autoflo varie généralement entre 7 et 10 semaines. Toutefois, comme pour les génétiques féminisées, certaines nécessitent quelques semaines de plus pour terminer la maturation des têtes.
- Ces plantes conviennent aussi bien aux débutants qu’aux horticulteurs chevronnés, en raison de la brièveté des phases végétatives et génératives. Avec ce type de pieds, tout le monde obtiendra facilement et rapidement des récoltes incroyables. Les graines autoflorissantes de génétiques mythiques telles que l’Hindu Kush et la Northern Lights sont remarquables. Leur version photodépendante nécessiterait jusqu’à quatre mois pour des résultats équivalents.

- La lumière naturelle du soleil permet d’obtenir des récoltes plus abondantes. Les fleurs sont plus grandes, plus denses et plus résineuses.
- Le cycle de vie raccourci permet d’effectuer plusieurs cultures au cours de la même saison.
- On peut les faire pousser n’importe quand dans l’année, en ayant toujours à l’œil les spécificités climatiques et météorologiques de chaque région. À titre d’exemple, en climat méditerranéen, il est possible de le faire pousser quasiment toute l’année. La climatologie stable et favorable du printemps et de l’été, sans fortes pluies ni gelées, permet de les planter à tout moment. En revanche, dans les régions septentrionales, il faut éviter de les cultiver pendant les mois les plus froids de l’année. Sous ces latitudes, la période idéale s’étendant d’avril à septembre. En effet, les variétés à autofloraison sont plus productives lorsqu’elles bénéficient d’environ 10 heures d’ensoleillement. Il est donc conseillé de les planter durant ces mois-là dans les régions de l’hémisphère nord, lorsque les jours sont les plus longs.
- En outre, elles font preuve d’une grande résistance face aux attaques de nombreux nuisibles, tels que les pucerons, les aleurodes, les araignées rouges et les cochenilles, ainsi qu’à la moisissure. Par ailleurs, elles sont parfaites pour une culture discrète sur balcon, terrasse ou dans son jardin, ainsi que pour la culture en guérilla.
Inconvénients de cultiver du cannabis autofloraison en extérieur
L’un des principaux inconvénients de la culture de cannabis autofloraison en extérieur, par rapport aux souches féminisées, réside dans leur rendement plus faible, dû à leur plus petite taille. Néanmoins, les graines en vrac XXL autofloraison permettent d’obtenir des plantes plus productives que les autoflos conventionnelle. Il suffira de patienter quelques semaines supplémentaires pour la récolte. On pourra procéder à la coupe dans un délai se rapprochant des variétés photodépendantes.
D’autre part, bien que les vertus psychoactives de ces plantes aient été optimisées ces dernières années, elles ont généralement une teneur en THC plus faible. Cela se traduit par des effets moins puissants et plus supportables.
Il convient également de mentionner qu’elles sont déconseillées pour le clonage, car elles héritent de l’âge de la plante mère. Par conséquent, leur croissance et leur floraison ultérieure seront réduites, ce qui entraînera une production insatisfaisante.
Il est souhaitable de ne pas réaliser de taille ou de rempotage, sauf pour les experts rompus à ces techniques. En effet, le cycle de vie de ces souches est trop court pour récupérer du stress produit par ces méthodes.
Comment cultiver du cannabis autofloraison en extérieur ?
Voici les étapes à suivre pour faire pousser le cannabis autofloraison :
Faire germer les graines de cannabis
Tout d’abord, procédez à la germination, soit dans un verre d’eau, soit en faisant germer des graines de cannabis sur du Sopalin. Ensuite, il est conseillé de les transplanter dans le pot définitif. Pour les autoflos, la transplantation peut entraver la croissance des plantules. Par conséquent, cela aura des répercussions négatives sur la quantité et la qualité de la récolte.
Choisir le substrat et les pots adéquats
La culture de cannabis autofloraison en outdoor permet de planter aussi bien en terreau qu’en semis direct. Procurez-vous des pots d’au moins 18 litres, afin de contrôler la croissance des plants. Optez pour un mélange de tourbe noire, d’humus, de perlite et de guano, parmi d’autres composants.
Veillez aussi à ce que les valeurs de pH, d’électroconductivité (EC) et les doses d’engrais ajoutées à la solution d’arrosage soient précises. La culture en terre permet un développement végétatif plus important, requérant moins d’entretien. Elle permet aux plantes de survivre sans avoir besoin de trop de soins ou de traitements supplémentaires.
Engrais à appliquer
Concernant la nutrition, il est primordial de ne pas excéder les doses d’engrais conseillées, car la surfertilisation est susceptible d’affecter les récoltes. Il est donc préférable d’utiliser des engrais à libération lente, pour permettre aux plantes de disposer d’une plus grande autonomie pour se nourrir au cours du cycle de vie.
Contrôler l’arrosage
Lors de l’arrosage, les autoflos ne nécessitent pas de grandes quantités d’eau, en raison de leur petite taille. La quantité d’eau et la fréquence d’arrosage varient en fonction du climat de la région où l’on cultive les plantes. Il est donc nécessaire d’y accorder une attention particulière, afin d’éviter les carences et les excès d’eau.
Après avoir fourni un dosage précis de nutriments et additifs en croissance et en floraison, il est nécessaire de respecter la même modération au moment de la récolte. Pour obtenir les meilleurs résultats, prêtez attention à la coloration des trichomes, qui adopteront des tons ambrés lorsque les fleurs seront prêtes pour la coupe, le séchage et le curing.
Différences entre la culture en pot et en semis direct
La culture en pot permet de fournir le meilleur substrat pour les plantes de cannabis autofleurissantes en plein air. C’est notamment le cas pour les cultivateurs ne se trouvant pas dans une région propice à cette tâche.
Culture en pot
Par ailleurs, l’utilisation d’un terreau apporte aux plantes un dosage précis de macronutriments et micronutriments essentiels. Il permet aussi un contrôle plus simple et rigoureux de paramètres tels que le pH et l’EC.
En outre, les pots permettent de déplacer les plantes et de les protéger contre de multiples contraintes. De la sorte, elles résisteront mieux aux infestations de ravageurs, aux attaques d’animaux ou aux contraintes climatiques, telles que la pluie ou les orages. Enfin, ils permettent un contrôle plus facile de la croissance des pieds et sont idéaux pour une culture discrète sur terrasse ou sur balcon.

Cependant, les plantes requièrent davantage d’attention de la part du cultivateur, car les pots exigent une fréquence d’arrosage que la pluie ne peut pas garantir, ainsi qu’une nutrition adéquate. D’autre part, dans les régions situées loin des agglomérations, les plantes peuvent attirer l’attention des voleurs.
Culture en pleine terre
Dans l’absolu, on considère la culture en semis direct comme la méthode la plus naturelle pour planter des graines de cannabis. Les racines peuvent alors se développer librement dans les profondeurs du sol. De la sorte, elles stimulent une plus grande croissance des plantes, profitant de la vie microbienne du sol, ainsi que des nutriments qui y sont disponibles. De plus, comme elles nécessitent moins d’engrais qu’en pot, la culture est moins coûteuse.
La culture en terre présente aussi des désavantages. Parmi ceux-ci, il convient de mentionner les aléas de Dame Nature. En effet, les vents violents, l’humidité, le gel, la grêle, la pluie et les tempêtes sont susceptibles d’anéantir des mois d’efforts en un instant. C’est pourquoi il est primordial de savoir quand les semer et d’étudier préalablement les particularités atmosphériques de chaque région.
Problèmes pouvant surgir si l’on cultive du cannabis autofloraison en plein air
Il existe des problèmes récurrents avec toutes les techniques de culture, tels que la surfertilisation, le choix du substrat adéquat, les besoins en lumière et les techniques de palissage. En plein air, il faut également tenir compte de contraintes supplémentaires, telles que la prolifération de nuisibles, les attaques d’animaux, ainsi que les vols éventuels.
À cet égard, il convient de mentionner que les autoflos sont moins sujettes aux attaques de ravageurs ou à la moisissure. Pour protéger la culture d’autres animaux et des regards indiscrets, entourez-les d’autres types de plantes aromatiques. Par ailleurs, tentez de choisir des endroits peu fréquentés pour votre culture de guérilla.
Grâce aux travaux de recherche, de stabilisation et d’hybridation génétique des banques de graines, il est de plus en plus facile de trouver des autofloraison de variétés légendaires, qui n’ont rien à envier à leur pendant féminisé en termes de rendement et de propriétés organoleptiques et psychoactives, équivalentes à celles des variétés photodépendantes.


