Aujourd’hui, nous allons aborder un thème peut traiter dans les médias cannabiques ; il s’agit des contaminants du Cannabis. Pendant les mois que durent le cycle végétatif de la plante, celle-ci peut être sujette à divers contaminants, par exemple à des causes naturelles provenant de l’environnement, dû aux erreurs de cultures mais également de manière délibéré par les narcotrafiquants.
Beaucoup de consommateur n’ont d’autres possibilités que d’acheter leurs cannabis au marché noir nonobstant peu d’entre eux ne se demandent si le produit qui leur a été vendu est de bonne qualité et terminent par consommer un produit préjudiciable pour la santé. En cas de consommation prolongé, divers pathologies plus ou moins grave selon les cas ont été détectées.
Il est primordial de vérifier l’état des têtes avant de les acheter ou de les consommer sans faire l’erreur de sous-estimer les dangers dû à la consommation d’un produit frelaté. Vous vous devez à vous-mêmes de savoir ce que vous fumez et gardez à l’esprit que même les lieux de ventes légitimes comme peuvent l’être les clubs cannabiques en Espagne, qui ne sont pas à l’abri d’une herbe contaminée. Une étude avait démontré que l’on pouvait même trouver du cannabis contaminé dans les coffee shops hollandais.
Faisons le point brièvement sur les types de contaminations qui peuvent altérer la qualité de l’herbe:
Les contaminants abiotiques
Les contaminants abiotiques sont plus communs en extérieur qu’en intérieur. Les facteurs abiotiques sont l’action du non-vivant sur le vivant. Ils sont la poussière, les cheveux, les poils d’animaux, le sable ainsi que les excès de nutriments ; tout particulièrement les excès en azote qui donneront des plantes trop vertes lors de la récolte, ou l’utilisation d’additif minéraux avec une haute teneur en métaux lourd dans leur formulation.
Consommez des plantes présentant une contamination de ce type pourra vous causer toux et une irritation des voies respiratoires.
Un point sur les métaux lourds
La notion d’éléments-traces métalliques, ou ETM tend à remplacer celle de métaux lourds mal définie car englobant des métaux toxiques réellement lourds à d’autres l’étant moins. Leurs concentrations environnementales (eau, air, sol, organismes) résultent d’apports anthropiques (industrie, transports…) et naturels (volcanisme et altération des minéraux primaires).
Peu de gens savent que la plante de Cannabis est une plante aux grandes capacités de phytorémédiation. La phytorémédiation repose essentiellement sur les interactions entre les plantes, le sol et les micro-organismes pour réduire, dégrader ou immobiliser des composés organiques polluants (naturels ou de synthèse) du sol, de l’eau ou de l’air provenant d’activités humaines. Cette technique permet également de traiter des pollutions inorganiques (ETM, radionucléides).

Le problème nous concernant est que cela implique que les éléments-traces métalliques peuvent être bio accumulés dans les tissus des plantes. À la suite du phénomène de bioconcentration, les ETM peuvent même se retrouver dans les végétaux à des concentrations supérieures aux concentrations présentes dans le milieu. Il est à noter qu’une accumulation d’ETM dans une plante ne se traduira pas nécessairement pas une altération de la santé de la plante ou par l’apparition de symptômes visibles de contamination. L’effet toxique de ces éléments varie avant tout selon le type de métal présent, sa concentration dans la plante, le temps d’exposition et selon l’espèce végétale affectée.
Le Cannabis absorbera par voie radiculaire tous les métaux indésirables présents dans le sol et les transportera à l’intérieur de sa structure jusqu’aux feuilles et aux branches. Alors, certes la plante fera un travail de nettoyage de vos sols de manière 100 % biologique et respectueuse de l’environnement, mais je ne suis pas sûr que vous ayez vraiment envie de consommer la plante après un tel régime.
Quelques exemples de métaux lourds que vous pourriez rencontrer :
- Le Cadmium (Cd) : Il générera une atrophie des plantes et pourra causer chez la personne qui en consomme au-delà du seuil toléré par le corps des problèmes rénaux et d’ostéoporose.
- L’Arsenic (As) : Dans le processus métabolique des plantes, il inhibera la croissance des plantes et pourra jusqu’à les tuer si la concentration est trop élevée. L’Arsenic, chez l’homme, pourra lui causer des pathologies graves comme des cancers de poumon, de foie ou des reins.
- Le Plomb (Pb) : Il limitera fortement la croissance des plantes. Chez l’humain, il affectera le système nerveux pouvant aller jusqu’à une « paralysie dues au plomb » ses symptômes comprenant l’affaiblissement des bras et des jambes, et l’affaiblissement et la paralysie des poignets, des doigts et des chevilles avec une diminution de la dextérité manuelle.
Les contaminants biotiques
A l’inverse des facteurs abiotiques, ils représentent l’ensemble des interactions du vivant sur le vivant dans un écosystème. Vous vous en doutez, les contaminants biotiques sont très communs, il s’agira de tous les insectes, acariens, champignons, bactéries, virus et tout autre organisme vivant.
Voici un cas d’école qui fit beaucoup de bruit dans les années 80 et qui se déroula aux États-Unis. A cet époque une épidémie d’hépatite fut mise à jour par les autorités sanitaires du pays et à la grande surprise des médecins, ils découvrirent que cet épidémie avait pour origine la consommation de Cannabis contaminé du marché noir mexicain. La raison était que ces derniers avaient cultivés les plantes en utilisant des excréments humains comme fertilisants !
Les résidus de pesticide :
Certains cultivateurs commerciaux qui subissent de fortes infestations d’insectes ou d’acariens en phase de floraison ne respectent pas le délai de sécurité des produits phytosanitaires qu’ils utilisent pour combattre l’infestation. Les produits utilisés sont des insecticides très puissants et concentrés. Le problème c’est que ces mêmes cultivateurs commerciaux utilisent ces insecticides à mauvaise escient et le font assidument en préventif, même si cela n’est pas nécessaire, n’ayant que peu d’égard pour le délai de sécurité à respecter et la santé des usagers.
Certaines substances utilisées aussi bien par les narcotrafiquants que par certains gérants de Coffee Shops hollandais altèrent le produit pour avoir un gain en poids qui se fera au dépend de la santé des consommateurs. Des analyses ont été effectuées un peu partout dans le monde et les scientifiques ont retrouvé des substances afin d’alourdir les bourgeons aussi diverses et variées que du sable, du verre, du sucre en poudre, du talc, de la laque à cheveux. De fait, il existe même un produit commercial fabriqué exclusivement aux Etats Unis et en Australie élaboré uniquement à cet effet: le Brix. C’est un liquide constitué de sucre, de matériaux plastiques fluides et d’hormones, et dans lequel les têtes sont plongées après la récolte. A première vue, il est de plus impossible de distinguer du cannabis altéré par ce produit d’un cannabis naturel…et bien sûr le Brix est mauvais pour la santé comme il l’est pour votre portefeuille.

Brièvement, nous allons vous donner quelques conseils et indices afin de reconnaître un cannabis altéré d’un bon Cannabis. :
Posez-vous des questions si…
…le cannabis bien que complètement sec ne se consume pas convenablement et de forme régulière.
…si quand vous allumez votre joint apparaissent des étincelles ou si vous notez une odeur chimique ou de plastique brûlé.
…la cendre de votre joint est particulièrement sombre limite noire et dure avec des résidus consistants et si elle accroche au cendrier.
…Les bourgeons sont extrêmement compacts comme des pierres, s’ils rebondissent étrangement quand vous les laisser tomber sur une table ou s’ils sont trop lourd pour être « vrai».
….si les bourgeons sont particulièrement blancs et paraissent recouverts d’une substance cristalline.
….si vous trouvez des morceaux suspects dans l’emballage de l’herbe. (ex : grain de sable)
…si les têtes ne parviennent pas à sécher correctement à l’air libre.
En mettant un petit coup de langue sur une tête et en serrant un petit bout entre les dents, vous pourrez éventuellement découvrir un goût chimique suspect ou trouver des résidus solides qui craqueraient sous la dent ce qui serait un signe comme quoi voter herbe a été allongée.
Il est facile d’imaginer la dangerosité de consommer une herbe frelatée, la solution qui vous garantira la qualité aussi bien sanitaire qu’organoleptique sera de cultiver vous-mêmes votre cannabis en respectant les règles de bases de la culture et en essayant de le faire de la manière la plus biologique qui soit ; et un jour, vous aussi, pourrez dire comme Valérie Lemercier : « c’est moi qui l’ai fait ! »


